Projets à venir

Publié le par Le Déserteur

 

Projets à venir :

 

-       - Vivre. C’est déjà pas mal.

 

-       - Assumer ce choix à la con – pas évident, dans un monde de merde.

 

-       - Mettre en scène le délire. J’adore cette expression – cette dernière beaucoup moins.

 

-       - Dessiner des trucs. Avec des couleurs dedans, et des formes, surtout des formes.

 

-       - Voir dans ces formes des passages, des figurations, des fulgurances. Ne pas croire toutes ces conneries.

 

-       - Boire beaucoup moins. Y croire. Le faire.

 

-       - Continuer à fumer. Essayer de ne pas arrêter. Essayer de ne plus.

 

-       - Ne plus essayer. Faire (fais chier).

 

-       - Manger sain (des légumes, liquides si possible – plus simple – des soupes, par exemple).

 

-       - Me coucher à des heures indues en emmerdant profondément la population active.

 

-       - Courir en plein soleil quand les autres travaillent.

 

-       - Observer les humains, de loin. Toujours m’en inspirer. Toujours. Ne jamais les imiter.

 

-       - Occuper une succession de boulots de merde – serveur, plongeur, castreur de maïs dans la Sarthe – pour en apprendre davantage – pour apprendre tout court – sur ce terme à la con qu’est « la vie ».

 

-       - Probablement beaucoup souffrir. Encore.

 

-       - Aimer ça.

 

-       - Ne plus aimer ça. Aimer.

 

-       - Me faire un peu chier.

 

-       - Mâcher des stylos Bic noirs jusqu’à ce que le tube devienne opaque.

 

-       - Cracher de l’encre (prévoir des toiles – impressionnisme).

 

-       - Baiser beaucoup.

 

-       - Encore.

 

-       - Plus encore.

 

-       - Si c’est possible, continuer à vouer une haine farouche envers Jean-François Copé, qui, je l’ai déjà dit et je le redirai, est la pire de toutes les blagues humaines jamais inventées – me demandez pas pourquoi c’est chimique – on n’est donc pas loin de la vérité.

 

-       - Ne pas, ne jamais, atteindre la vérité.

 

-       - La chercher cependant.

 

-       - Tourner en rond dans les rues la nuit ; rencontrer des clochards. En tuer un ou deux, peut-être.

 

-       - Penser à des choses plus sérieuses tout de même.

 

-       - Les oublier.

 

-       - Les reprendre.

 

-       - En rire.

 

-       - Ecrire des merdes.

 

-       - Les prendre au sérieux.

 

-       - Publier, donc.

 

-       - Rencontrer Pascal Adam. Me boire une bouteille de whisky avec lui en scrutant des champenois hideux encroûtés en terrasses de cafés prétentieux, dans la Marne, 51 (tu habites bien la Marne ? On s’en fout).

 

-       - Réussir à obtenir une réponse en moins de trois mois de la part de Michel Houellebecq quant à sa promesse de publication de mon article dans le promis / espéré / attendu numéro hors-série de Playboy concocté par Isabelle Chazot.

 

-       - Tenter de faire l’amour à Caroline Fourest, pour le fun.

 

-       - Arrêter de dire des conneries.

 

-       - Continuer. Toujours.

 

-       - Prendre soin de ma famille.  

 

-       - Nager. Parce que c’est important, nager. 

 

-       - Eliminer les poseurs de points de suspension dans les correspondances.

 

-       - Eliminer les points de suspension…

 

-       - Manger un moustique la nuit, gorgé de mon sang (ne plus les écraser contre mon mur blanc).

 

-       - Repeindre mon appartement avec des couleurs improbables (prévenir le coloc).

 

-       - Faire l’amour à une femme, tiens.

 

-       - Fumer beaucoup moins d’herbe. Mais en fumer le matin. Ecrire. Boire du café. Puis courir. Oublier la notion d’après-midi

 

-       - Petit déjeuner à midi en lisant tout sauf le journal.

 

-       - Ne plus jamais acheter Libé. Jamais.

 

-       - Faire des listes de course sur du papier cul. Me torcher avec.

 

-       - Assister à un meeting du Front National. Prendre des photos de gros cons.

 

-       - Racheter des tasses, avec des hanses cette fois-ci, c’est plus pratique.

 

-       - Ne plus tomber amoureux si vite, allons, espèce de con.

 

-       - Mentir vrai. Tout le temps.

 

-       - Ne jamais perdre de vue l’absurdité de toute situation. De la mienne en particulier.

 

-       - Me mettre au chômage pour au moins une fois assister à un « rendez-vous Pôle Emploi ».

 

-       - Dire à Andy Vérol qu’il est un peu surfait.

 

-       - Contacter Maurice Dantec. Le féliciter. Le prier de se calmer.

 

-       - Nettoyer mes housses dégueulasses de fauteuil.

 

-       - Adopter un chien.

 

-       - Aimer mes amis. Les chérir. Plus que tout. Ma famille. Ma maison.

 

-       - Construire une cabane dans les bois et y vivre quelques temps en bouffant uniquement des baies qui filent la chiasse.

 

-       - Prendre des photos de cette vie débile.

 

-       - Voir le plus de fois possible les 10 premières minutes de Buffet Froid.

 

-       - Relire Voyage au bout de la nuit comme si c’était la première fois.

 

-       - Placer dans une conversation le mot « équanimité ». Faire comme si c’était normal.

 

-       - Foutre le camp, vraiment. L’Inde, je ne sais pas.

 

-       - Entamer une retraite spirituelle chez des moines pédés cultivateurs de carottes dans le Gers.

 

-       - Bouffer des tripes avec Yolande Moreau. L’épouser. Divorcer. Parce que faut quand même pas déconner.

 

-       - Apprendre à prononcer les r.

 

-       - Nager, encore.

 

-       - Prendre de temps en temps des rails de coke pour écrire et dire n’importe quoi tout en se sentant le maître du monde. Pleurer le lendemain.

 

-       - Ne plus avoir honte.

 

-       - Fomenter des attentats dans les boutiques Senseo et autres merdes de cet acabit. Etouffer Georges Clooney dans un sac de café.

 

-       - What Else ?

 

-       - Apprendre à mon coloc à descendre les poubelles et à ne plus manger de pizzas quand il rentre trop tard après avoir bossé 16 heures d’affilée.

 

-       - Me retirer de facebook. Ou pas.

 

-       - M’hydrater les lèvres plus souvent. Comme ça.

 

-       - Ne surtout pas reprendre mon analyse (ne pas finir comme Luchini).

 

-       - Pisser debout plus souvent.

 

-       - Exiger la lecture à haute voix de mon dossier médical par ma psychiatre. Bouffer un gros steak au poivre bourré de frites juste après. Lui faire l’amour par laboratoires pharmaceutiques interposés – je ne sais pas ce que cela signifie non plus.

 

-       - Arrêter de chercher à trouver un sens à tout. Saloperies de lacaniens.

 

-       - Fréquenter des matheux. Considérer leur culture. Reprendre les lettres sans aucun espoir.

 

-       - Parvenir à lire en une seule fois un essai de Michel Foucault.

 

-       - Me faire emprisonner, aussi. Pas trop longtemps.

 

-       - Postuler partout. Tout refuser.

 

-       - Piétiner le plus possible de clés usb, je déteste ces merdes.

 

-       - Réécrire Ubu Roi

 

-       - Choisir définitivement entre l’art ou la vie. Un jour.

 

-       - Ne pas crever au bord de la fontaine. Avoir les deux pieds dedans, à poil.

 

-       - Louer un connard d’avocat pour me défendre dans une sombre histoire d’outrage et de rébellion à agent.

 

-       - Créer une entreprise. La couler.

 

-       - Apprendre à réparer un aspirateur.

 

-       - Apprendre également à faire vivre une plante d’intérieur plus de trois semaines chez moi, sans aide extérieure, ni conseils avisés.

 

-       - Acheter un nouveau portefeuille, celui-là me fait chier.

 

-       - Dire à ma boulangère ses quatre vérités ; que je déteste quand elle me demande si « avec ceci » je prendrais autre chose – non, sinon je l’aurais précisé ; quand elle me répond « pas de soucis » ; quand elle me sourit en regardant le client juste derrière ; quand elle s’empare de ses petites pinces merdiques pour choper un pain choco dans la vitrine, bordel, c’est jamais qu’un pain choco ; qu’elle arrête de me vendre sa baguette de même pas 250 grammes à 92 centimes, ce prix a le don de me foutre hors de moi, d’ailleurs je lui ai dit – j’étais bourré – mais elle avait pas le droit de boire des coups en terrasse juste à côté de nous vendredi soir dernier.

 

-       - Etre plus poli avec les mecs de Darty, j’ai toujours eu pitié d’eux, sais pas pourquoi. Sûrement le nom. Darty.

 

-       - Voler plus de briquets.

 

-       - Manger moins de viande – penser aux chinois – les détester.

 

-       - Ecrire des lettres absurdes aux organismes institutionnels. Et pas que les impôts.

 

-       - Payer mon impôt sur le revenu de 2008, j’avais zappé ça.

 

-       - Chier du haut de ma terrasse sur la verrière de la galerie d’art juste en dessous.

 

-       - Tuer un oiseau une bonne fois pour toutes.

 

-       - Boire de l’eau dans des verres de plus en plus grands, des vases.

 

-       - Ne plus jamais rentrer dans un café gay seul, ivre mort.

 

-       - Faire tomber une vieille dans la rue.

 

-       - Voler un téléphone portable, pour faire comme tout le monde.

 

-       - Me balader en slip en centre ville. Pour acheter ma baguette, tiens.

 

-       - Discuter politique avec un flic, sobre, plus de trois minutes, sans rire.

 

-       - Tenter de sympathiser avec un militant UMP à pull rose.

 

-       - Mettre fin à cette liste.

Publié dans Des jours en désordre

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stef 04/07/2012 10:52


Je comptais lister la somme de désastres à venir face à la vacance prochaine dans laquelle il est de bon ton de se vautrer... Je partage, ça me prendra moins de temps...

Nona 04/07/2011 15:43



Une liste quoi. ^_^. Une liste de ce que le monde n'est pas. Et de ce que chacun pourrait être. ^_^.