Saynètes

Jeudi 14 juillet 4 14 /07 /Juil 14:29

 

 

 

La vie c'est comme.

Non la vie c'est comme rien du tout.

Tiens.

Rien du tout définit très bien la vie.

Mais ne la remplit pas.

Or, une vie bien remplie c'est tout de même préférable à une vie sans rien.

En même temps plusieurs rien ça peut faire beaucoup de choses.

Et plusieurs choses ça peut former un tout.

Qui n'est pas rien du tout.

Donc.

Problème. 

Qui dit problème dit solution.

Solution à la vie: ne pas se poser de questions.

Ainsi, plus de solutions.

Plus de problème.

La vie

 

 
 

Par Le Déserteur - Publié dans : Saynètes - Communauté : Les chroniques de la meute
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Jeudi 14 juillet 4 14 /07 /Juil 12:22

 

Avec elle j'ai tout de suite senti que ça pouvait aller loin, très loin. Dès le départ elle m'a donné le ton, m'a pas laissé le temps. J'ai dit tant pis; aujourd'hui je dis tant mieux.

 

Faut dir  ça a été sur les planches notre première rencontre. Savez, les premières rencontres. Celles  où y se passe forcément quelque chose et qu'on retient. Et puis que si y se passe rien ben on retient quand même. Sa robe légère, sa façon d'enrouler ses doigts autour de sa cigarette, les tâches de couleur dans ses pupilles. Un souvenir quoi. Elle elle m'a gerbé dessus. Tout de suite. Comme ça. Sur le torse. Direct. Ce qui s'appelle annoncer la couleur.

 

D'ailleurs là elle est encore en train de gerber. Mais dans un chiotte cette  fois, le métier est rentré si je puis dire. C'est un jour de première, c'est un peu normal. Le métier qui rentre. Je disais.

 

Alors on part à Paris ensemble. Elle qui conduit.

Vous imaginez la couleur du mélange.

 

J'annonce.

 

Fixer une heure de rencdez-vous. Le rater. Parcourir 300 mètres en voiture, recevoir un appel du CHR qui nous enjoint à récupérer le chat Agläe chez machine parce qu'elle vient de se faire hospitaliser pour mal du siècle alors faudrait voir à s'occuper du chatt. Chercher le chat, chercher la maison du chat, chercher le chat, courir après le cht, le piéger, l'attrapper en ayant un peu envie de le tuer, huit heures trentes. Déposer l'animal dans sa cage de plastique orange avec poignées et livrer ladite cage à l'adresse A, chez machine 2, pour qu'en plus de son nouveau-né, elle s'occupe d'un chat. Prendre le volant plus léger tout de même, partir pour Paris.

Dans la direction de Paris.

Vers Paris.

Puis finalement de plus en plus loin de Paris.

 

Reprendre la bonne direction.

Et quelques anxiolytiques. 

 

S'allonger assis dans une voiture. Ecouter de la musique. Ouvrir une bouteille de coca fenêtre ouverte et se prendre le contenu dans la gueule, merde mon costume. Respirer. Fermer les fenêtres, et les paupières. S'arrêter pisser quand même. Prendre une photo des chiottes d'autoroute. Méditer sur la symbolique du truc et reprendre le volant. Reprendre le volant. 

 

Arriver vivant.

A Aubervilliers finalement.

Ne pas chercher à comprendre.

Oublier.

Se souvenir.

Vivre.

Par Le Déserteur - Publié dans : Saynètes - Communauté : Encore plus d'humour
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Lundi 11 juillet 1 11 /07 /Juil 16:01

 

J’ai encore oublié la route du retour. 
Je sais pas comment je fais. 
J’oublie
Toujours. 
 
En même temps j’ai picolé. 
Ça aide. 
 
La route du retour. 
 
Toujours. 
 
Et pourtant à chaque fois, ça marche. Je me
réveille dans mon lit le matin bonjour hier qui suis-je hier quoi ? 
 
Honte.
Poids. 
Honte.
Corps. 
 
Debout. 
Faire comme si tout était normal. 
« T’as fait quoi hier ? »
?
J’invente. 
Je mets des petits morceaux de vrai dans le
tout, je colore le bazar et je balance. 
Advienne que pourra. 
Et c’est parti pour la journée. 
Marcher marcher marcher.
Le soir, surtout, ne pas retomber. 
Retomber. 
Oublier. 
La route du retour. 
Toujours. 
 
La prochaine fois, 
Je me retournerai plus souvent pour regarder
la route. 
Le petit Poucet.
Par Le Déserteur - Publié dans : Saynètes - Communauté : La Petite Fabrique d' Ecriture
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Mercredi 6 juillet 3 06 /07 /Juil 10:38

 

 

Pédégé

 

Pognon

 

Chiffres

 

Argent

Bilan

Argent

 

Bouffe

Compter

Compter compter

Suivre – au suivant

Pédégé

Pognon

Bilan

Boîte

Chiffre

Boîte

Affaire

Dîner

Ding !

Coaching

Business

Pute

Cigare

Immobilier

Prêt

Pognon pognon pognon

Bouffe

Non oui non non

Encore

Bouffe

Pognon

Matos

Taux

Prêt

Taux

Merde

Argent

Argent

Argent

Cuir

Comptable

Re pute

Baiser

Stratège

Bouffer

Coût

Boîte

Prêt

Plus

Encore

Matos

Argent

Comptable

Pognon

Pognon

Pognon

 

 

Je suis sur le point de devenir entrepreneur.

 

Jm’entraîne. 

Par Le Déserteur - Publié dans : Saynètes - Communauté : Encore plus d'humour
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Vendredi 8 avril 5 08 /04 /Avr 10:49

 

 

Mon résumé de cette semaine ?

 

J’ai lu Thérapie et j’ai baisé comme une bête.

 

Bonne journée. 

Par Le Déserteur - Publié dans : Saynètes - Communauté : Les chroniques de la meute
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Vendredi 8 avril 5 08 /04 /Avr 10:45

 

Pour un jeudi réussi, mettre en place les key success factors. Me demandez pas ce que c’est c’est un truc de mon coloc. Apparemment ça pourrait se résumer à « facteurs de réussite » ou « clés du succès », à supposer qu’il y en ait plusieurs (cet insupportable optimisme du management), de clés. Avec ou sans f muet. Nous sommes le 3/11/10 et j’apprends une nouvelle locution. Il n’est jamais trop tard.

 

N’importe comment et quoi qu’ils soit, le key success factor griffonné sur un post-it violet collé à la table de la salle à manger m’amène au bar parallèle, son long et encombrant comptoir de zinc, vers 20H. C'est un bar que je qualifierais de "prétexte" puisque sa particularité réside dans ce que ses clients consomment dehors et debout. Une façade, voilà. J’ai croisé juste avant Amélie Nothomb dans la rue de Béthune, vers 18H35 précises, toujours jeudi. J’ai cru que c’était elle, oui attends peut être, si on dirait bien que c'est Nothomb, Nothomb à Lille au mois de novembre mais qu'est-ce qu'elle fout OK on s’en branle. Après vérification, c’était bien elle ; elle donnait une conférence au musée des beaux-arts sur un thème relatif aux beaux-arts je présume, j’ai vu ça dans le Sortir de cette semaine. Donc j’ai croisé Amélie Nothomb et je lui ai mis un vent, c’est pas tous les jours, en voilà un de key success factor pour un jeudi trois.

 

J’ai ensuite noté quelque part sur mon carnet que  mon coloc et moi avons discuté avec une certaine Marion dont l’existence romanesque n’excèdera pas les deux lignes puisque je ne me souviens absolument pas de cette nana. A moins que ce soit Marion cette junkie que j’ai connue au lycée et qui doit aujourd’hui peser 25 kilos de pilules dans son grand corps en forme de sac de planche de snow board. Marion. A la ligne.

 

Ce dont je me souviens en revanche maintenant, c’est d’avoir claqué un câlin à un certain Mathieu, à 19H45 j’ai précisé et écrit ça c'est dans le carnet, fallait vraiment que j’aie que ça à foutre à ce moment-là. Un câlin entre deux mecs en plein milieu de la grand’place un vendredi soir, ça, c’est pas key sucess factor. Les deux filles attablées qui nous regardent.

 

Ensuite William et moi on boit jusqu’à plus soif c’est-à-dire jusqu’à fermeture du bar, William dégueule, et je ne sais rien du reste, au revoir Marion.

 

Noté ensuite, bas de page : « Lendemain cours à 8H30. J’ai la gerbe ».

 

Fin de la première page. 

Par Le Déserteur - Publié dans : Saynètes - Communauté : La Petite Fabrique d' Ecriture
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Vendredi 25 février 5 25 /02 /Fév 11:01

 


Je me fais quand même pas mal chier ces temps-ci. Pas moyen d'accrocher un intérêt aux choses. Sauf aux plus connes, je réduis la focale.

 

Donc les choses se suivent et ne se ressemblent pas et les choses s'accumulent et prennent des majuscules. Il s'agit pas des choses encombrantes qui invitent à penser au suicide tout à fait comme une chasse d'eau qui pète un samedi matin 8 heures, un robinet à changer ou une belle mère un dimanche sale et pluvieux devant Drucker, ce genre de choses. Non, les Choses sont les Choses. Et elle n'ont rien à voir avec les choses.

 

Je dirais même les choses sont La Chose mais je ne voudrais pas vous brusquer.

 

Question de dimension. Si vous prenez une simple chose. Une chose comme, disons, un ananas. Non, plutôt une armoire, voilà oui c'est con une armoire. Eh bien vous aurez beau faire tout ce que vous voudrez, tout un tas de choses avec cette armoire ou cet ananas mais une armoire c'est mieux, et ce même au prix des plus douloureuses contorsions, vous n'en ferez jamais une Chose. C'est singulier.

 

La Chose échappe par son abstraction. Elle s'en tire comme ça cette saloperie. Elle prend les devants armé de sa grande mâchoire majuscule et vous enfile sèchement, sans contorsions cette fois-ci, du direct.

 

La Chose est toute puissante au royaume des choses. Elle en est un peu la reine. Mais si une chose venait à manquer, la Chose pourrait très bien ne pas voir le jour, voire mourir, étouffée dans son vomi au fond d'un chiotte d'un bar de camés séropositifs mais non.

 

Pour parler de la Chose, il faut être un peu vulgaire. C'est une convention de langage, mais une authentique nécessité. La Chose côtoie en effet souvent la merde, le bordel, le brun, le foutre, la pisse et le sang et d'une manière générale elle touche à tout ce qui à trait à l'univers du chiotte, nous y reviendrons, comme nous y revenons toujours, et à plusieurs reprises, fatalement.

 

Car la Chose rejoint d'une manière générale la sémantique de la merde en ce qu'elle s'en approche, en son essence. Et effectivement, quand on évoque La Chose putain deux majuscules, ça ne sent en général pas très bon.

 

Parce que la Chose a tout pouvoir sur les choses et sur vous-même.

 

Car vous-même, n'êtes qu'une chose à côté de La Chose.

 

Notez que vous n'êtes pas rien. C'est déjà ça.

 

Mais vous n'êtes qu'une chose. Une simple chose.

 

C'est pas grand chose, une chose.

 

La Chose, elle, est above, me dit mon coloc, qui a toujours raison. La Chose majuscule gouverne de ses lois abstraites l'univers entier et régente son petit royaume merdique des choses qui merdent, j'avais prévenu.

 

Tentons de faire abstraction de son abstraction et rentrons dans la concrétude de La Chose.

 

Procédons à une rapide ontologie de La Chose. Je serai bref, l'ontologie reste assez casse-burne en général.

 

Sur le plan ontologique donc La Chose Est car là où ça sent la merde, ça sent l'Être, disait l'Autre. Puisque n'étant pas un étant (bien qu'elle puisse se comparer volontiers à un étang de merde), La Chose Est. Petit rappel de philosophie ? On peut analyser son Être par différentes méthodes en suivant les distinctions classiques de Parménide, Aristote, Thomas d'Aquin, Pascal, Descartes, Kant, et de n'importe qui en réalité, ma sœur, que je n'ai pas.

 

Une analyse du mot Chose permet de distinguer deux sens fondamentaux. Être telle ou telle chose, ou, d'autre part, être une Chose de manière absolue. C'est de ce sens-là dont nous parlons, de manière absolue.

 

Le concept de Chose peut aussi s'analyser à partir des catégories linguistiques sous lesquelles elle se présente, on l'a déjà dit mais plus simplement. Ces dernières distinctions, en plus d'être des analyses linguistiques, déterminent également pour une bonne part les sens essentiels de l'analyse métaphysique de La Chose. Ce sont des catégories au moyen desquelles le réel de la Chose est appréhendé, conçu et théorisé, selon diverses interprétations philosophiques et scientifiques ; elles permettent en outre de clarifier un concept qui reste assez confus, c'est le cas de le dire, et on commence un peu à se faire chier dans mon histoire de choses. Encore une fois.

 

Question philosophie rappelons-nous que pour les philosophes depuis l'antiquité la question de La Chose est à la fois la plus évidente, car la plus première, et en même temps la plus compliquée, car manquant de référentiels. Les philosophes ne savent à quoi la rattacher de plus général afin de pouvoir complètement la cerner. En somme les philosophes grecs n'ont absolument rien à dire sur le sujet.

 

Platon pensait par exemple que La Chose existait de manière concrète, à la manière des êtres réels et donc qu'elle représentait une réalité à part entière. Autrement dit il ne s'est pas cassé le cul.

 

Aujourd'hui, les philosophes admettent que La Chose n'est qu'une proposition logique, mais que l'idée d'un cercle, par exemple, n'existe pas comme existe une Chose. Les philosophes contemporains vont encore plus loin. Ils prétendent que seules existent les choses (matérielles), c'est-à-dire celles qui appartiennent au réel. Enfin tout cela reste très obscur et wikipédia ne sert définitivement à rien dans cette histoire autant passer à autre chose.

 

La question de l'être de la Chose fut pourtant le thème principal de la philosophie d'Heidegger, et Dieu sait l'importance d'Heidegger dans le débat sur La Chose. Au sein de notre problématique Heidegger distingua l'Être de la Chose de l'étant des choses. Il y a tant de choses à dire là-dessus... Les étants sont les choses qui existent alors que La Chose est le verbe, soit la propriété des étants. Considération heidegerienne bien pénible au final (sphinctérienne me propose le correcteur d'orthographe sur heidegerienne).

 

Pour les philosophes catholiques excusez le contresens, La Chose devient La Chose de par la valeur divine qu'elle reçoit. C'est ainsi l'esprit, qui d'une certaine manière donne son véritable sens à La Chose : l'esprit de La Chose. L'homme est le summum de la création de Dieu certes, et pour les chrétiens l'histoire de l'univers et donc l'histoire de l'apparition de La Chose, avec en bout de course l'apparition de la chose humaine, arrive à mais tout le monde s'en fout et on commence en plus sérieusement et très sérieusement à se faire chier, alors revenons à des considérations plus terre à terre et mettons La Chose au clair.

 

Pour faire simple, La Chose disions nous prend une majuscule et vous enfile mais je pourrais employer un autre verbe pour faire rimer le bidule c'est ridicule.

 

La Chose fait peur. Voilà. Peur peur peur. C'est ce qu'elle inspire. Ce ne sont encore une fois pas les choses qui nous font peur mais La Chose qui Fait La Peur. Avec des majuscules connes comme des bulles. Alors on a peur de La Chose, c'est bien compris, mordial. On dira par exemple : « Quelque chose de mal, de sordide, de stupide, de louche ; quelque chose d'utile, d'essentiel, de dur, de sensationnel », etc. on le voit ou on ne le voit pas, La Chose y est pour quelque chose dans notre affaire.

 

Come on to the basics comme ne me dit pas mon coloc mais qui pourrait très bien le dire il confirmera.

 

La Chose – The Thing – désigne un objet ou vivant (non être) que nous ressentons distinctement comme une chose. Mais nous l'avons dit 348 fois, La Chose n'est pas la chose chose, qui est tangible certes dans notre imaginaire mais qui n'est qu'une portion déterminée et impersonnelle de l'univers matériel. C'est clair.

 

La Chose procède à des apparitions spectaculaires et sur place publique. On parle alors de Chose Publique ou Res Publica en latin si on veut faire le malin. La Chose est donc à l'aise dans le régime du même nom. Républicain c'est ça.

 

Wikipédia nous apprend aussi que Le Petit Chose est un roman autobiographique écrit par Alphonse Daudet, et que Les Choses est un roman écrit par Georges Perec, mais encore une fois on s'en bat les rognons des choses et de Perec par dessus le marché.

 

Ce qui est important à retenir, c'est que La Chose est ce qui nous est profondément marquant et impressionnant. Oui. Peur peur peur. On parle d'ailleurs de choses de l'esprit dans ce sens-là, comme des mouvements imaginatifs exerçant sur nous leur volonté propre (ensuite wikipédia rajoute « inconscient, profondis ? » à cette phrase et je ne vois pas très bien ce qu'il cherche à me dire par là.

 

On évoque à juste titre dans le domaine de l'horreur et/ou de la science-fiction, La Chose comme un être ou un monstre indescriptible et/ou effrayant. Exemple : La Chose (le film). On s'en aperçoit très vite, La Chose fascine par son horreur, sa dimension, son envergure, le poil dans son dos.

 

La Chose est aussi un personnage de La Famille Addams. C'est une main coupée qui a une vie propre. C'est vraiment pas grand chose.

 

La Chose est un film d'horreur John Carpenter qui parle d'un monstre caché. Donc on ne le voit jamais. C'est ça.

 

« La Chose » est également un monstre gélatineux destructeur du futur qui apparait dans une aventure de Blake et Mortimer : Le Piège Diabolique. Je vous avais prévenu c'est une saloperie.

 

La Chose des Marais est aussi un personnage des comics DC, un homme-plante verdâtre qui rôde dans les marais. Et un homme-plante verdâtre c'est dégueulasse.

 

La chose qui ne pouvait pas exister est un roman d'horreur de Moka, parlant d'une croisière en mer qui rencontre un dangereux monstre marin surnommé "La Chose". Exactement.

 

« La chose et Chris livre de chris stein en 1995 » précise ensuite laborieusement wikipédia et cela ne me dit pas grand Chose. Même si.

 

Voyez qu'après ce petit tour d'horizon de La Chose on commence à la cerner, La Chose ?

 

Précisons encore. Juste un petit quelque chose au sujet de La Chose ne me dites pas que vous avez oublié de quoi on parle accrochez-vous bordel parce que pour préciser rien de mieux que le droit civil.

 

Le droit civil est chiant à mourir mais c'est du droit civil c'est écrit dessus. Il nous aide, cependant. Il distingue les choses communes (qui ne sont pas susceptibles d'appropriation et qui sont à l'usage de tous : air, eau, merde...) des choses consomptibles (qui se consomment par le premier usage, leur utilisation provoquant leur destruction, denrées). Il distingue encore ces choses des choses corporelles qui sont des choses du monde sensible sur lesquelles sont exercées des droits, des choses fongibles qui et là c'est intéressant sont des choses interchangeables les unes par rapport aux autres. On tient quelque chose. On appelle aussi ces choses fongibles des « choses de genre » mais on s'en fout ce qui est important à retenir c'est ça : les choses non fongibles sont appelées « corps certains ».

 

Quant aux choses frugifères ce sont des choses produisant des fruits c'est-à-dire au sens juridique des biens produits périodiquement et régulièrement sans altération de leur substance comme les fruits naturels produits de la terre et des animaux ; les fruits industriels obtenus par le travail de l'homme mais c'est déjà plus abstrait ; et les fruits civils obtenus grâce à un contrat dont le capital est l'objet (exemple : loyers, rentes...) mais là on atteint un niveau d'ennui qui est considérable.

 

C'est pas une question de volonté qui serait lacunaire, c'est que La Chose fait chier. Sur le plan du pénard elle nous laisse toujours sur le carreau.

 

On disait donc une chose importante, rapport à La Chose : l'histoire des « corps certains ». Voilà, tout est dit. La Chose est un « corps certain ». C'est quelque chose un corps certain. C'est même sûr, puisque c'est certain. Inutile de compliquer La Chose.

 

Comprenons bien. La Chose m'a déjà fait écrire 4 pages sur elle sans que ni vous ni moi ne soyons parvenus à saisir La Chose. Je pourrais continuer pendant des heures et des nuits ce serait la même chose. Et c'est d'ailleurs la meilleures définition que l'on puisse donner de La Chose.

 

Autrement dit - et j'ose - voilà une bonne chose de faite. Eh.

 

Bonsoir.

 

 

Par Le Déserteur - Publié dans : Saynètes - Communauté : NO COMMENT et COMMENT
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Mercredi 23 février 3 23 /02 /Fév 17:56

Elle est rentrée toute piteuse de ses futurs avortés. Elle est revenue hanter ses vieilles terres pas si vieilles que ça pour se redonner du courage. Tiercé gagnant.

Elle a revu ses amis, tiercé gagnant, qui l'ont réchauffée de souvenirs et de caresses, tenue par les épaules aux terrasses des cafés étouffantes de silence.

Les yeux rivés sur le sol elle n'a pas pleuré tiercé gagnant.

Elle était partie loin, mais pas si loin que ça. Mais avec dans la tête, un rêve. C'est ça qui éloigne. Toujours.

Parfois le rêve s'accomplit. Parfois le rêve pourrit. On ramassait ses chairs molles avec elle. En terrasse. En silence. Tiercé gagnant.

On n'a pas tous pleuré. Et elle non plus d'ailleurs qui est si forte et si robuste, un petit roseau tendu. Tout gentiment fleuri. Elle a tenu contre la tempête qui a soufflé sous son crâne. On l'a tenue. C'était doux. Mon petit tiercé gagnant.

Elle tient bon. Elle résiste. Elle retrouvera son rêve, un autre rêve, n'importe. Elle le trouvera tout seule. Même si pour ça elle doit se barrer en Australie deux mois ou plus. Plus ma chérie, plus. Tiercé gagnant...

Tiercé gagnant.

« Comment ça va?

- Bien. J'ai plus de mec, plus de boulot, plus d'appart. Tiercé gagnant. Et toi comment ça va ?

- Mieux. »

Par Le Déserteur - Publié dans : Saynètes - Communauté : Les chroniques de la meute
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Mardi 2 novembre 2 02 /11 /Nov 19:38

Il existe, parait-il, ce qu'on appelle la réalité augmentée. Réalité. Augmentée. Soit la réalité plus quelque chose de plus. La question est:

Quel est ce quelque chose de plus?

 

«La réalité augmentée, c'est la réalité mais réfractée par ton iPhone, quoi. Voilà: tu te balades dans Paris avec ton iPhone devant toi...

C'est quand la dernière fois que j'ai fait ça?

J'ai pas d'iPhone.

et avec ton matos relié au 3G et avec la géolocalisation, ton phone te file les informations en temps réel. »

 

En temps réel? Mais bordel, de quelle réalité on me parle? De l'augmentée, ou de la diminuée? Je veux bien faire un effort mais faut que tout le monde s'y mette. Le réel est diminué en réalité?

Si je récapitule. Je suis dans le réel – Paris, ou une autre ville, d'ailleurs parce que question réalité, Paris, je connais, merci, je sais pas moi, le réel pour moi, c'est plus la douceur angevine, le mistral des Cévennes ou la tramontane on s'en fout, c'est les à-pics de l'arrière pays niçois... mais le réel c'est tout sauf Paris – et l'iPhone, partant du réel, me donne les informations en temps réel?

Elle est où l'augmentation?

 

« Ben admettons que t'aies l'appli Stella Artois sur ton iPhone... »

« Admettons... »

« Bon, ben si t'es, euh, je sais pas moi, rue de la grosse bouteille par exemple...

Quel heureux hasard.

ben ton iPhone y te donne exactement la localisation de la brasserie Stella Artois la plus proche. »

« Tu me parles de picoler? C'est ça ta réalité augmentée? »

 

Oui mais non c'est plus compliqué. In the Real Life.

 

« C'est comme si tu te baladais dans Paris...

Bordel mais il a quoi avec Paris?

et que sur l'écran de ton iPhone...

J'ai pas d'iPhone.

ben dessus y avait plein de trucs en plus qui existent pas dans la vraie vie, quoi, comme par exemple, bon en admettant que t'aies indiqué à ton iPhone je sais pas moi, que t'aimais particulièrement les chemises Raph Lauren, ben ton iPhone...

J'ai pas d'iPhone!

... y te disait où elles sont et comment et à quel prix. »

« J'aime pas les chemises Ralph Lauren. »

« Mais bordel on s'en fout! »

« Non on s'en fout pas. Je vais quand même pas demander à un téléphone de me dire où sont les choses qui me dégoutent. »

« Non mais bordel! Je te demande pas si... Bon. Qu'est-ce que t'aimes dans la vie? »

« J'aime pas les téléphones. »

 

Par Le Déserteur - Publié dans : Saynètes - Communauté : La Petite Fabrique d' Ecriture
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Jeudi 28 octobre 4 28 /10 /Oct 11:45

 

Mesdames, messsieurs, comédiens, membres du comité organisateur, personnels de la municipalité de joué les tours (huhu), membres de la 14éme et 17 éme section de l’amicale des fleuves de L’Indre et Loire, vieux, jeunes, femmes, hommes, gens, bonjour, ou bonsoir, je ne sais pas quelle heure il est.

Je ne sais plus.

J’ai oublié.

 

En même temps, la notion du temps, justement, oui, la notion du temps est aléatoirest aléatoire, enfin elle est relative, hein ? dans le cadre de la théorie des cordes bien connue de tous. Pour preuve, Stendhal déjà, disait en 1847, c’était un vendredi je crois, Stendhal disait… quelque chose que j’ai également oublié, mais qui devait certainement avoir un sens dans ce que j’essaie de vous dire, mais je crois bien que j’ai également oublié ce que j’étais venu vous dire.

 

Alors voilà.

 

Le net

 

Je suis.

Je suis devant, dedans, même, devant ce qu’on appelle un NET, un néant existentiel théâtralisé, et qu’il va me falloir combler d’une manière ou d’une autre. Le NET est vous l’aurez compris, l’autre nom de l’improvisation, c’est à dire, ça. Ou à peu près ça.

 

Bien ! Commençons pour planter le décor si vous le voulez bien, par une petite devinette récréative que je dois à mon ami François Rollin, et que j’ai juste uin peu réactualisée sur les bords. Juste un peu. Ecoutez bien. Qu’y a t’il de commun, entre ces quatre mots suivants : rhubarbe, alpaga, soupière, et politique.

 

Hein ? Qu’y a t’il de commun, donc, entre ces quatre mots : rhubarbe, soupière, alpaga et politique. Hm ?

 

Rhubarbe, soupière, alpaga, et politique.

 

Qu’y a t’il de commun, donc, entre ces quatre mots suivants : Rhubarbe, soupière, alpaga, et politique.

 

Qu’y at’il de commun ?

 

Rhubarbe, donc, cette plante vivace de la famille des polygonacés. On dit ça je crois parce quand on la coupe de manière longitudinale, elle a cette forme de figure à plusieurs cotés. Oui, crue. Oui, parce que quand c’est cuit ça ne ressemble plus à rien.

Rhubarbe, donc…

 

Et soupière, hein ? La bonne soupière dans laquelle on met la  bonne sousoupe. D’ailleurs, on ne dit pas « la bonne sousoupe » parce que si on l’appelle la sousoupe c’est qu’elle est forcément bonne. Hein ? la bonne sousoupe à pépé. S’il est encore vie. Sinon c’est la bonne sousoupe à papa, si c’est papa qui l’a fait. Et puis si pépé était encore en vie, et qu’il avait le temps de lui filer un coup de main, on aurait fait la bonne sousopupe à papa et à pépé.

 

Alpaga. Donc, ce mammifère voisin du lama. On dit voisin je crois, non pas parce qu’il habite juste à côté mais parce qu’il est de la même famille, hein, il possède la même fourrure, avec lequel on fait des… des turcs en alpaga.

 

(Qu’y a t il de commun ? )

 

Et politique, maintenant, le passage qui fait peur à tout le monde, et bien légitimement. Et sur lequel je ne vais pas m’étendre puisque cela m’obligerait à prendre position, nécessairement, et mes positions, moi, chère dame, je les garde pour mes amants.

 

Alors, qu’y a t il de commun entre rhubarbe, soupière, alpaga, et politique ? hein ? Qu’y a t il de commun ?

 

Rhubarbe, soupière, alpaga, et politique ? Qu’y a-t-il de commun ?

 

Bien, je pense que nous sommes maintenant tous bien détendus.

 

La solution ?

 

Eh bien, la voici : tous ces mots commencent par la même lettre T sauf rhubarbe, soupière, alpaga, et politique. Ah ? hein, pas facile hein ? mais… fichtrement récréatif.

 

L’OITESL

 

Voilà, nous avons donc progressé d’un pas en direction de quelque chose, nous sommes à peu près sortis du NET, le néant existentiel théâtral, pour avancer vers l’OITESLS – désolé pour la laideur de cet acronyme – l’Occupation Indue du Temps et de l’Espace d’une Scène Libre (et du Spectateur).

 

Autrement dit, ce n’est plus l’aporie pour le comédien, il existe, et à vrai dire, il l’avait un petit peu préparé sa sortie de piste, c’est en fait pas vraiment de l’impro, puisque j’ai écrit ce texte de qualité aléatoire, hein, nous sommes tous d’accord, lundi après midi mais en même temps on n’a pas que ça à foutre, le lundi après midi. 

 

Alors oui, ce n’est plus de l’impro, mais ça n’est pas non plus complètement plus de l’impro. Autrement dit on est dans l’intro, mais sans y être complètement, hein ? on n’est plus au milieu, mais légèrement sur le côté, ou au bord. Autrement dit encore et après j’arrête, on est quelque part dans ce qu’Antoine Vitez appelait je crois, le smurf. Je pense que c’est de lui. Oui. Enfin si c’est pas de lui ça vous occupera quelques minutes pendant lesquelles il y a une petite chance que vous oubliiez ce que je viens de dire, vous aussi.

Quelle heure est-il ?

Pourquoi les lumières sont-elles jaunes ?

Pourquoi existe-t-il quelque chose plutôt que rien ?

Pourquoi suis-je Un ?

Toutes ces questions, évidemment, nous sommes désormais armés pour les affronter ce soir et je vous prierais d’être patient pendant les quatre prochaines heures où je vous le promets, nous allons tous beaucoup rire.

 

Pourquoi suis-je Un ?

 

Commençons par cette question-ci voulez-vous ?

 

Séquence philosophie (questionnements, questionnements, questionnements, peur, souvenirs pénibles)

 

Oui , je dis Un, je dis « je », mais c’est postuler l’unité du moi, et vous savez tous que c’est un problème que n’ont pas définitivement tranché les psychotrucs, voyez, l’unité du moi ? (là-dessus, je vous renvoie à ma conférence de Loches, de septembre 2004)

 

Je dis moi, donc, mais tentons de voir ce qu’il serait advenu si j’avais utilisé « nous », 1ère personne du pluriel (première personne du pluriel…ah ah ah : ambiguïté, là, non ?).

Bien, considérons cette ambiguité principielle, et revenons à nos moutons : « nous », parce que je ne suis pas tout seul, là haut. Il y a mon cerveau droit, gauche, il y a l’hypophyse, l’hypothalamus, les neurotransmetteurs, les inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine, mes cheveux, enfin pas mal de choses dont je ne sais pas précisément à quoi elles servent mais qui sont là – BAC L.

Et enfin « nous » parce que je ne suis pas seul non plus sur terre. Eh oui ! ah ! Je suis aussi membre, par exemple, de la compagnie du trou noir, la compagnie qui vient du nord, là. Savez, ces gens un peu louches sur les bords, qui trainent de ce côté ci, là, par là-bas, oui, c’est ça, cachez-vous, va, théâtreux, va !

 

Bon, rassurez-vous je ne viens pas ici faire la promotion de la compagnie, aussi appelée : (séquence commerciale) non, non non, non, non non je viens juste et justement pousser un coup de gueule, oui, c’est mon droit, jury ; pour être comédien je n’en suis pas moins homme, j’ai moi-même droit moi-même mais suis-je un dans le nous, à ma séquence citoyenne… et de pousser mon coup de gueule. Coup de gueule, donc, qui nous éloignera encore plus du NET, nous permettra de franchir l’OITESL n’est-ce pas, situation, donc, qui me placera cette fois-ci dans une OTERC – une Optique de Théâtre Engagé  Résolument Chiante – ce qui risque d’être éprouvant, je vous préviens tout de suite… Mais émouvant… tout de même.

 

Séquence politique, donc.

 

Je viens donc ici porter une doléance au sujet des conditions mais déplorables dans lesquelles je suis accueilli par les membres de la compagnie du trou noir. Voilà, et pour faire vite, à l’occasion du FESTHEA – promotion promotion promotion – à l’occasion de ce festival, donc, la compagnie a loué une sorte de cabane minable au fin fond d’une ville de touraine nulle, abstraite, absconse, dans un village rue unique, sur les bords d’une espèce de rivière, là, avec des poissons minables qui gazouillent dans l’eau et qui n’en ont rien à branler du théâtre. Quel est la rapport, s’il vous plaît entre les poisson et le théâtre.

Poissons – théâtre ?

Poisson – théâtre ?

Bon.

 

Alors voilà, le trou noir qui m’accueille moi et mon cerveau gauche, c’est l’histoire de quinze comédiens qui vivent ensemble, qui mangent ensemble, qui couchent ensemble, qui bais… qui se mettent à table ensemble depuis 3 jours entiers, pleins longs, 24 heures , et franchement bonjour, vous avez déjà mis quinze comédiens ensemble dans une seule piaule ? Ben c’est n’importe quoi, moi je vous le dis.

Le petit déjeuner le matin – quand il y en a, des matins – c’est à peu près l’image qu’on peut se faire de l’asile psychiatrique, voyez, les cachets en moins – c’est pour ça qu’on prend des cachets chérie.

 

Le trou noir ensemble c’est : « Le centre Antonin Artaud présente les compagnie du trou noir ».

Compagnie mon cul ! une compagnie de tarés, ouais. Incapables de tenir en place deux secondes, émotifs, réactifs, pulsionnels, pervers, qui racontent n’importe quoi, des mecs qui au réveil te claquent du Shakespaere ou pire, : du Audiberti. Audiberti. Audiberti. Mais question, madame : qui lit Audiberti aujourd’hui, hein ? je vous le demande, moi, allez-y, je vous le demande, mais allez-y puisque je vous le demande… ces mecs lisent du Audiberti. Audiberti. Invraisemblable ! Auteur médicore, raté, nul, carrière de looser

-          En fait si c’est génial mais c’est la séquence politique qui veut ça.

 

Audiberti. Et pourquoi pas aussi lire Durringer tant qu’on y est. Durringer et sa prose vulgaire, sale, hideuse, méchante. Je vous demande ? Ben figurez vous que ces mecs du trou noir, eux, ils le vivent Durringer, et en permanence. Et c’est pas du théâtre ma petite dame, c’est de la vie, et je vous prie de croire que la vie, c’est chiant, avec ces mecs-là. Je ne sais pas si vous vous imaginez la couleur du mélange, le matin au réveil avec ces quatorze malades mentaux, hein ?

Un fleuve vert, vert comme les forêts comme l’espérance, matelot Hainault. Nous allons leur installer le printemps dans ce pays de merde, oui, merci Jean. Ouais, l’asie et ses couleurs tendres, avec le trou noir. Ouais. Putain je kiffe ces mecs. Cool. Open, space, time, cool, fun, orange, beautiful, peur peur peur.

 

Séquence émotion

 

Voilà. La séquence politique est à présent terminée, on entre dans la séquence émotion, il en faut pour le drame, si nous ne voulons pas tous devenir des robots – déplacement, donc.

Hop

(mise en scène)

 

Vous avez déjà lu La France contre les robots de Bernanos justement ? Non ? C’est une œuvre admirable. Bernanaos avait très bien senti en 1944 que la civilisation occidentale progressait en direction d’une biopolitique pragmatiste et domotique et…

 

Ah ! Je sens que je vous ai perdu, là, si si, je sens que j’ai perdu madame, là, sur ma gauche, qui ronfle grassement depuis 4 minutes, et ce monsieur, là, que je vous demande de stigmatiser en le pointant du doigt avec moi, allez, allez-y, monsieur qui fait comme s’il s’intéressait à ce que je raconte mais qui en fait ne fait que reluquer le cul de madame, là, juste devant, oui, prenez garde madame, ce type est probablement un satire, un pervers ou un mec dans le genre. Ou pire, un théâtreux.

 

Séquence menace : interpellation, peur peur peur, fuite des spectateurs.

 

Bien, nous sommes donc passés du NET à l’OISTEL, de l’OISTEL à l’OTERC, de l’OTRC… nous avons exploré le théâtre engagé, la politique, le drame, la séquence émotion, la mutliplicité des espaces, la pataphysique, l’interpellation directe du spectateur, la peur, les tenatives d’intimidation … finalement, on s’en est pas si mal sorti, et on va peut-être arrêter là si l’on ne veut pas carrément foutre en l’air le théâtre, et me prendre pour un malade mental moi aussi.

De toute façon je suis un écrivain raté.

 

Je suis un écrivain raté.

 

Oui, c’est ce qu’a dit à propos de moi un membre de la troupe, ce matin, au réveil, juste après que je me suis fait (après que + indicatif), après que je me suis fait engueulé donc, comme du poisson pourri par Je ne citerai pas son nom, mais qui se reconnaîtra très bien, oui, une autre comédienne de la compagnie trou noir, oui, tout ça parce que je venais simplement me plaindre qu’il n’y avait plus de café à mon réveil. Voyez comme c’est encourageant, la vie en communauté.

 

Théâtreux, va !

 

Enfoirés d’artistes !

Nazis !

 

Moment subversif, han !! peur peur peur.

 

Bien ? Maintenant nous sommes tous bien détendus, nous sommes sortis du NET pour finir dans une au pluriel IMPASSES – Instant Malheureusement Provisoire d’Applaudissements Sauvages et Si Engouement et si Spectateurs.

 

C’est donc très logiquement le moment du « lever de rideau », ou du « baisser de rideau », quand il y en a, des rideaux, ou pas, je ne sais plus j’ai oublié. C’est le moment de tirer sa révérence, à la scène, au théâtre, à Mesdames, messsieurs, comédiens, membres du comité organisateur, personnels de la municipalité de joué les tours (toujours aussi drôle n’est-ce pas ?), aux membres de la 14éme et 17éme section de l’amicale des fleuves de L’Indre et Loire, aux vieux, jeunes, femmes, hommes, gens, bonjour, ou bonsoir, je ne sais pas quelle heure il est, à l’amour, la joie, la vie, et au surgissement, et au plaisir céleste d’occuper l’espace et le temps, et le cœur, du spectateur conquis.

 

Ou pas !

 

Par Le Déserteur - Publié dans : Saynètes - Communauté : Un max de buzz !
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